Nous voici donc, le 30 novembre 2008, à mi-chemin des Noces d'Argent.


12 ans de mariage :
  Noces de soie

Soie :
Substance sécrétée sous forme de fil par certai
ns arthropodes dont principalement la chenille du bombyx du mûrier, appelée ver à soie. Tissu précieux fait de ces fils.

Brocard, crêpe, faille, mousseline, popeline, satin, shantung, taffetas, tussor, soie sauvage... autant d'étoffes chamarrées pour envelopper votre amour de cette année et aimer l'autre comme soie (même).

Partir sur la route de la Soie ou rester tranquillement chez soi. Luxe et volupté seront les maîtres mots de cet anniversaire. Enlacez-vous et dormez blottis... dans la soie, ça va de soi !



Et Haja, le Maitre du Vers, malgré absent de Rome et donc manquait à la fête hier 8 décembre, nous a composé et envoyé un joli poème.

Merci Haja, et merci du fond du coeur à tous les chers amis - cette terrible bande de Vitinia - qui ont voulu partager avec nous la  joie de cet Anniversaire et ont rendu spéciale cette journée d'hier.


ROA AMBIN NY FOLO TAONA

Ravalson Franck, Ravalson Rondro
Ianareo roa no voatendry sy voatondro
Voalahatry ny fiainana efa 12 taona

Dia nony teny an-dalana tonga koa Mialy

Vokatra fitiavana, voarary sy voangaly

Fatotra sy randran’ity 12 taona


Lavitra ny lalana, betsaka ny vita

Ireo zava-nokasaina, sedra niaraha-nita

Nifampizaranareo, 12 taona


Dia ny firariana sy tso-drano atolotra

Teny avy ao am-po tsy mba an-tendro-molotra

Hitombo maromaro ireo 12 taona

Angatahantsika, ilay Ray ao ambony
Handrotsaka fitahy sy ny hatsaram-pony

Ho an ireo ho avy, ireo 12 taona


Haja Lalaina

...et bien sûr, ne manqueraient  jamais les photos :

 
 


C'était un jour d'hiver, en Abruzzes, mais la chaleur de cette journée était intense.

Tout le monde était là pour nous assister à cette fameuse signature de contrat de colocation devant monsieur le maire.

Dans le contrat, pas de séparation de biens car ni ce jour-là, ni jusqu'à maintenant on a amassé aucun bien. Mais notre merveilleux bien en commun était déjà dans la foulée et était venue augmenter le nombre de colocataires 3 mois après : notre petite grande Championne.

C' était à Bellante, une petite commune de Teramo, à mi-chemin entre les chaînes montueuses du Gran Sasso des Abruzzes et la mer adriatique.

Les marieurs étaient impec dans leur rôle.
Les parents et les collègues teraméens (boh, ça se dit ça ? :-P) du Marié étaient au grand complet, plus les amis de Pescara, une autre grande ville des Abruzzes.

Les amis de la Mariée ont bravé pluie, flocons de neige et une grande peur pour les claustrophobes qui ont traversé le long tunnel de 10 km du Gran Sasso en faisant les 200 km qui séparent Rome et Teramo. Mais ils étaient tous là, beaux et souriants.

Et ne pouvait pas y manquait, bien sûr, ma chère famille adoptive, car sans la leur gentillesse et affection je n'aurais pas su me remettre de mes premières et tristes aventures d'immigrée ; étaient venus aussi mes supporters de cette époque-là, un groupe de femmes "AFOL" pas folles du tout :-).

Je ne pourrais jamais assez les remercier toutes (et tous avec leurs conjoints respectifs).

Eh oui, 12 ans sont passés, le contrat n'a pas changé, les signataires ont pris quelques rides et des cheveux blancs, leur bien en commun s'est fait grande, belle et brave,

...et ils vivent toujours ensemble avec le petit bonheur de leur petite vie en ce 30 novembre 2008.

 
 

La Norvégienne de l'Amour :

Le pot-au-feu ne pourra se sauver...
Bien tendrement nous pourrons nous aimer.


C'est mon clavier qui te l'écrit ,
Et c'est mon coeur qui te le dit,

con Amore,

 
 

L' ETERNELLE CHANSON

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore de jeunes amoureux,
Et je te sourirai tout en branlant la tête,
Et nous ferons un couple adorable de vieux.
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

Sur notre banc ami, tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer,
Nous aurons une joie attendrie et très douce,
La phrase finissant toujours par un baiser.
Combien de fois jadis j'ai pu dire "Je t'aime" ?
Alors avec grand soin nous le recompterons.
Nous nous ressouviendrons de mille choses, même
De petits riens exquis dont nous radoterons.
Un rayon descendra, d'une caresse douce,
Parmi nos cheveux blancs, tout rose, se poser,
Quand sur notre vieux banc tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer.

Et comme chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain,
Qu'importeront alors les rides du visage ?
Mon amour se fera plus grave - et serein.
Songe que tous les jours des souvenirs s'entassent,
Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens.
Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent
Et sans cesse entre nous tissent d'autres liens.
C'est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l'âge,
Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main
Car vois-tu chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain.

Et de ce cher amour qui passe comme un rêve,
Je veux tout conserver dans le fond de mon coeur,
Retenir s'il se peut l'impression trop brève
Pour la ressavourer plus tard avec lenteur.
J'enfouis tout ce qui vient de lui comme un avare,
Thésaurisant avec ardeur pour mes vieux jours ;
Je serai riche alors d'une richesse rare
J'aurai gardé tout l'or de mes jeunes amours !
Ainsi de ce passé de bonheur qui s'achève,
Ma mémoire parfois me rendra la douceur ;
Et de ce cher amour qui passe comme un rêve
J'aurai tout conservé dans le fond de mon coeur.

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore aux jours heureux d'antan,
Et je te sourirai tout en branlant la tête
Et tu me parleras d'amour en chevrotant.
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

Rosemonde Gérard - 1889





Cette page, éditée le 30 novembre 2007,  a été retouchée aujourd'hui - cause changement de page. Ce qui explique la date du 30 janvier 2008 (NdlR).